Coup d’œil dans le rétro de Clément Michelin | RC Lens
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Publié le 22/05/2020 à 12h00

Aujourd’hui, coup d’œil sur la 26e journée de championnat Lens - Caen disputée le 22 février. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Entre les deux penalties concédés à Caen, la blessure de Massadio, l’expulsion de Clément et la défaite 1-4, les Sang et Or vivaient leur pire match de la saison et Philippe Montanier, limogé quelques jours plus tard, son dernier sur le banc lensois.
Clément Michelin, titulaire lors de cette faillite collective, se souvient…

clément michelin

 


 

On avait à cœur de se reprendre quelques jours après cette défaite à Châteauroux qui nous avait laissé un goût amer, on n’était pas forcément dedans au début du match mais on est parvenu à marquer assez vite grâce à Corentin. Ça nous a un peu soulagés mais on était fébriles. On a ensuite concédé deux penalties qui nous ont mis dedans. On vivait une période un peu délicate et ces buts renforçaient nos doutes. Ça se ressentait énormément sur le terrain. En plus de cela, il y avait aussi un peu de fatigue qui s’installait.

Sur un corner, Caen marquait son troisième but. Mais il aurait dû être refusé par l’arbitre car il y avait main. Je n’ai pas su gérer mes émotions et j’ai haussé le ton. L’arbitre, n’a pas apprécié et m’a expulsé en me mettant un second carton jaune.
J’ai quitté le terrain pour rejoindre le vestiaire. Je suis resté assis, je n’avais même pas envie d’aller me doucher. Je me repassais l’histoire en boucle, j’avais les nerfs contre l’arbitre et contre moi. J’étais persuadé qu’il y avait une main. Malheureusement, l’arbitre n’allait pas revenir sur sa décision. En même temps, je me suis dit que j’étais con d’être entré dans ce jeu-là. Je n’ai pas trop de souvenirs de la fin du match parce que j’étais dans le vestiaire. C’est un peu après que je me suis rendu compte de la lourde défaite que l’on avait subie… en prendre 4 à domicile, ça fait vraiment mal.

Après le match, l’équipe m’a rejoint dans le vestiaire. Avec le coach, on est allé voir l’arbitre pour arranger les choses. On a bien vu que je n’étais pas le seul fautif et qu’il avait fait une erreur. Mais il ne l’a jamais assumée.
Je n’aurais pas dû réagir comme ça. On perdait 1-3 et j’ai encore plus pénalisé l’équipe. Ça ne servait à rien. Personnellement, j’avais l’impression de faire un bon match. J’étais bien dedans. Ce troisième but m’avait frustré car je pensais que l’on pouvait revenir. Je me suis senti un peu trahi par l’arbitre.

Après le nul contre Grenoble et la défaite à Châteauroux, on perdait à la maison. C’était compliqué. On était déçu. On a déçu le public. On a déçu tout le monde. C’est vraiment notre pire match de la saison. Ça nous a fait un électrochoc. D’autant plus que c’était le dernier match de Philippe Montanier, mais ça on ne le savait pas encore.

On n’était loin d’imaginer que le club allait se séparer aussi vite du coach. C’était une période difficile mais on avait fait le boulot avant. Cette décision montrait les ambitions de la direction. Elle a voulu vite retourner la situation. Malheureusement pour le coach et une partie du staff, ce sont eux qui ont subi. Sur le coup, ça s’est fait très vite. Un changement de coach, ce n’est jamais évident car on a nos habitudes. On n’a pas eu le temps de s’y préparer. Il fallait vite s’adapter.

 

Par Leïla Talbi - rclens.fr