
Disputée sous le soleil mais sur une pelouse balayée par un vent glacial, cette rencontre débutait sur les chapeaux de roue avec une rapide ouverture du score lilloise. A la réception d’un corner, le ballon retombait au premier poteau sans que Kasraoui – gêné par un équipier et sans doute aussi par le soleil – ne puisse intervenir. Dans la mêlée confuse qui s’ensuivait, Rivierez parvenait à pousser le cuir par delà la ligne au milieu d’une forêt de jambes (0-1, 7e). Encouragés par cette parfaite entame de match, les jeunes Lillois monopolisaient le ballon durant la première demi-heure de jeu, et il fallait patienter jusqu’en fin de la première mi-temps pour assister aux premières escarmouches artésiennes.

Au retour des vestiaires, le Racing prenait plus franchement le contrôle des opérations mais sans parvenir à se montrer dangereux. Pire, le LOSC n’était, lui, pas loin de doubler la mise lorsque Bruno se présentait seul face à Kasraoui mais le gardien tunisien s’imposait (69e), et rééditait l’exploit quelques minutes plus tard face à l’avant-centre adverse, finalement signalé hors-jeu (73e). Il fallait attendre le dernier quart d’heure pour assister à la première véritable occasion lensoise. Sur un centre venu de la droite, Diakité, derrière un défenseur, était trop surpris de recevoir le ballon à deux mètres du but pour assurer sa reprise que le gardien captait sans difficulté (80e). Dans les arrêts de jeu, Lille pensait bien tenir son succès lorsque, sur un coup franc lensois à trente mètres, le ballon était renvoyé par la défense pour aussitôt revenir devant le but, prenant ainsi l’arrière-garde lilloise à défaut. Guezoui s’extrayait d’un paquet de joueurs et, du bout du pied, parvenait à tromper Oukidja (1-1, 91e). In extremis !

Composition de l'équipe lensoise : Kasraoui, Aurier, Joao Baty, Rémy (Dzierzynski, 65e), Touré, Sartre, Omrani (Rogie, 54e), Leclerc (Guinot, 54e), Maoulida (positionné en ailier droit), Diakité, Guezoui.
Colbert Marlot (entraîneur de Lens) : « C’est une bonne chose d’être parvenue à égaliser. Maintenant, concernant la manière, on ne peut pas se satisfaire de cela. Je n’ai pas envie de nous chercher des excuses mais c’était tout de même notre troisième match en une semaine, et effectivement, j’ai bien senti qu’on n’avait pas les « cannes ». Cela a été très laborieux… Aujourd’hui, on est dans une situation délicate et, encore une fois, je leur ai dit que l’on pouvait louper des choses, rater des choses mais que, par contre, on n’avait pas le droit de ne pas se battre jusqu’au bout. C’est heureusement ce que l’on a fait, en égalisant à la fin. Cela fait du bien au niveau du moral mais on ne peut pas se contenter de ce que l’on a pu produire aujourd’hui… Si l’on continue comme ça, on va avoir du mal à gagner les matchs, on va avoir du mal à s’en sortir. Il faut faire beaucoup plus ! »
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