
Pour cette rencontre, Jean-Guy Wallemme avait choisi d’aligner le onze suivant : Runje dans les buts, Chelle et Yahia en défense centrale, Demont et Ramos sur les côtés, Kovacevic et Hermach à la récupération, Akalé et Monnet-Paquet sur les ailes, et Jemaa en soutien d’Eduardo à la pointe de l’attaque.

Dès l’entame, les Sang et Or montaient à l’assaut du but parisien mais sans parvenir à en percer la muraille. La domination lensoise allait d’ailleurs se poursuivre de faon stérile tout au long cette première mi-temps, seul un tir à bout portant de Jemaa contré par Edel (39e) étant à signaler. Ce sont en fait les Parisiens qui se procuraient les meilleures occasions dans le dernier quart d’heure de cette première période : intervention douteuse de Yahia sur Erding dans la surface (30e), reprise de volée de Sessegnon au second poteau et parade de Runje (32e), coup franc de ce même Sessegnon pour une tête d’Erding renvoyée par la barre transversale (44e).

Au retour des vestiaires, le Racing reprenait le contrôle du jeu mais se montrait un peu plus entreprenant comme sur cette reprise d’Eduardo déviée par Camara au ras du cadre (61e) ou ce missile d’Hermach dévié du bout du doigt par Edel en corner (67e). C’est d’ailleurs de ce corner qu’allait venir la lumière. Face à une défense qui ne parvenait pas à se dégager, Roudet, entré en jeu avec Bedimo quatre minutes plus tôt (sorties d’Akalé et Eduardo, 64e), récupérait le cuir dans la surface et l’expédiait dans les buts, non sans une légère déviation parisienne au passage. Bollaert explosait de joie (1-0, 68e) !

Aussitôt, la rencontre changeait de physionomie. Loin de manquer de force mentale, Paris se mettait à pousser vers l’avant, le Racing se contentant d’évoluer en contre-attaques. Après quelques minutes de flottement dans la défense parisienne sur deux corners lensois à l’entrée du dernier quart d’heure, la pression du PSG allait s’intensifier. Corners et coups francs se succédaient devant le but lensois alors que la formation artésienne montrait de plus en plus de signes de fébrilité. La sortie de Jemaa pour boukari n’y changeait rien (84e). Un but était même marqué par Camara avant d’être refusé pour hors-jeu au grand soulagement des fans sang et or (85e). Mais sur un dernier coup franc, à la dernière minute, la frappe de Kezman était repoussée par Runje dans les pieds de Sessegnon. Celui-ci n’avait plus qu’à pousser la balle dans le but vide, et briser ainsi le cœur de Bollaert (1-1, 94e). Terrible frustration...

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